135. Les Étapes d’un Mouvement Social Comme Vu dans L’École Perdu

Author: Maria Restuccio, Senior

Un mouvement social est un changement de société qui provient de ses citoyens afin de modifier leur propre bien-être. Il est aussi « une mobilisation à partir d’une croyance qui redéfinit l’action sociale » (Boucher, 4). Selon Isabelle Sommier, les étapes d’un mouvement social sont: la fin de léthargie, le réveil de la question sociale,  et l’émergence d’une nouvelle cause. Une autre interprétation des étapes est proposée  par  « Four Stages of Social Movements ». Cet article indique que les deux premières étapes d’un mouvement sont l’émergence et la coalescence. L’émergence «est un mécontentement généralisé [avec] action individuelle plus probable que l'action collective » (Four Stages, 2). La coalescence « est de surmonter certains obstacles » et « c'est l'étape où les individus participent au comportement de masse » (Four Stages, 3). L’histoire de L’École Perdu est un exemple d’un début d'un mouvement social et elle est utilisée par Tahar Ben Jelloun d’exposer la nécessité d'un nouveau mouvement social contre l'ignorance.

Dans le livre L’École Perdue, il y a un changement social dans le village de néant qui ressemble à un mouvement social. Le mouvement réalise l'idée de la nécessité sociale d'éduquer les enfants par rapport à la nécessité pour les enfants de travailler à l'usine des chaussures. Ce mouvement suit les étapes d'un mouvement social traditionnel ou un changement social. Il est important de faire cette comparaison entre le changement social dans le village et les étapes d'un mouvement social, parce qu’elle est une technique utilisée par  Ben Jelloun pour faire un commentaire sur le changement social dans la société d'aujourd'hui.


Les étapes d’un mouvement social et leur équivalant dans le livre :
Pour commencer un changement social, il faut tout d’abord d’avoir une nécessité. La première étape est d’avoir un milieu qui a besoin d'un changement social. Dans L’École Perdu le lieu de la nécessite est le village et plus spécifiquement, l’école.  Les étudiants  «n’ont pas encore l’habitude d’aller régulièrement à l’école. On peut-être qu’ils ne te prennent pas au sérieux» (43). Également, il semble que les parents d'enfants n'ont pas un fort besoin d'envoyer leurs enfants à l'école quand ils envoient leurs enfants à l’usine pour gagner l’argent. Par conséquent, la scène pour le mouvement est prête.

Deuxièmement, il est nécessaire d’avoir  une émergence et une identification d'un problème. Dans le village les gens de la société reconnaissent qu'il y a un problème. Il est clairement montré quand le sage dit «c’est important [l’éducation] mais pour nous, en ce moment, c’est un luxe» (55). En général il y a une disparité dans l’analyse coût-bénéfice du choix d'envoyer les enfants à l'école ou les envoyer travailler dans l'usine. La première réalisation se passe quand le professeur est allé à l'usine et il s’est rendu compte que c'était là où les enfants sont venus. Cependant, puisqu'il est un étranger à la société du village, il ne peut pas faire le premier « pas ». Le instituteur dit que « peu à peu j’ai compris qu’il valait mieux se calmer, non pas accepter les choses sans réagir, mais au moins apprendre à maitriser sa colère» (57). Donc, il comprend  la nécessite mais aussi l’idée qu’il ne peut pas commencer, lui-même, le changement.  Selon Boucher, « les frustrations ou mécontentements y sont considères comme relativement constants et nécessaires pour la formation d’un group » (Boucher, 6). Dans le livre, l’émergence commence à créer un group.

Troisièmement, dans un changement social, une coalescence ou un premier homme d'action est essentiel. À mon avis, une personne de la communauté doit être la première à prendre des mesures et mettre l’accent sur un changement. Ben Jelloun souligne ce point avec l’histoire d’Iqbal. Le garçon qui a changé le travail des enfants « avait douze ans et de la lumière plein le visage, et il fut le premier à dénoncer les conditions de travail en proclament au monde entier ‘N’achetez pas le sang des enfants’»(56), était le seul homme à faire le changement dans sa propre communauté, et plus tard le monde. La première action est quand « Iqbal observait tout cela et ne disait pas un mot. In enregistrait et attendait son heure » (67) est alors « un matin, juste avant d’entré dans l’usine, il s’arrêta et poussa un cri terrible. Il hurla, longuement, de toutes ses forces. Et ce fut le début de la révolte, la grande révolte, celle qui allait faire de lui un grand monsieur, lui qui avait dix ans et une certaine d’années d’exploitation d’humiliation et d’esclavage»(69). Le point de changement social est encore renforcé quand l’histoire dit « il fut aidé dans sa lutte par un homme de son village, un homme simple, mais qui ne savait comment faire pour mettre fin à l’esclavage dans son pays» (69). L’enseignant met l’accent sur le fait que les enfants peuvent faire leur propre changement quand il dit « je vais vous raconter l’histoire d’un enfant qui aurait pu être là, avec vous, dans cette école, un enfant qui est devenu un héros des temps moderne, un petit bonhomme, haut comme trois oranges, avec des yeux vifs et une intelligence remarquable» (65).

Dans le livre, la première coalescence ou action est quand le premier enfant va à l’école. L’enfant dit que « j’ai envie d’apprendre à lire, à écrire, à calculer, à conduire un camion, à connaitre le nom des étoiles, à faire beaucoup de choses. Même mon père refuse que je devienne berger comme lui. Il a raison, ça sert à quoi d’être berger » (60). Pour la première fois quelqu'un du village se rendre compte de la utilité d'une éducation relativement au travail en usine, et modifie leur comportement en raison de la réalisation. Pour la question de la participation « les analystes se demandent ce qui peut bien motiver un individu à participer » et c’est « un calcul rationnel en termes de coûts et bénéficies » (Boucher 13). Ce constat des avantages est la cause de la première action.

La quatrième étape est l’émergence d’une nouvelle cause et la propagation d’objectif. L’histoire d’Iqbal se propage à travers la communauté, et la communauté comprend maintenant la valeur du changement social. Ce arrive quand «ils croient qu’avec l’école ils deviendront des chefs de leur tribu » (61). « C’est ainsi que l’école est peu à peu devenue un lieu aime par tout» (86). Ce n’est pas seulement les parents et leurs enfants qui comprennent la cause. Aussi, il y a un changement dans la mentalité des patrons d'usine qui comprennent l'économie derrière leur choix d'employer des enfants, et ils ont choisi d'embaucher des adultes à la place. Ces enfants qui vont à l’école et leurs parents sont des symboles du mouvement.  «Les patrons esclavagistes n’aiment pas les symboles. Des usines durent fermer. Des patrons perdirent de l’argent »(70). Pour les patrons «il était devenu dangereux, dangereux pour les profits faciles, dangereux pour les hommes corrompus et corrupteurs» (71). Finalement « les propriétaires de la fabrique ont été obligés de remplacer les enfants par des adultes qu’ils ont du mieux payé. Ils avaient peur d’être poursuivis pour avoir faire travailler des enfants, ce qui la loi et l’article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’homme interdisent et condamnent»(86). De plus, la communauté fait quelque chose avec les nouvelles connaissances et le mouvement se développe! « D’autres [étudiantes] ont réussi à convaincre leur parents qu’en allant à l’école ils gagneraient beaucoup d’argent plus tard. Car l’histoire d’Iqbal faisait le tour du village»(73).

Ce point se développe dans la cinquième étape, l'acceptation du changement et la propagation mondiale. Les enfants vont tous à l'école, leurs parents travaillent à l'usine, et tout le monde commence à voir les avantages de l'éducation. À la fin de l'histoire, tout était bien avec les enfants qui ont terminé l'année scolaire. Le mouvement s'est déroulé et le changement s'est produit. Ici, l'auteur fait allusion à la grande question: qu'est-ce que le reste du monde comprennent le travail des enfants ? Qu'est-ce que cela veut dire quand l'enfant dit « la chaussure de Zidane, c’est moi qui l’ai cousue, c’est pour ça qu’on a gagné ! » (89) ?  Est-ce que cette question expose la nécessité d'un véritable mouvement ?

L’analyse :
Je pense que c’est important que Ben Jelloun raconte l'histoire du point de vue d’enseignant. Cela montre que, pour le changement social de se produire, il doit venir de la communauté, pas un étranger. Si l'histoire a été racontée du point de vue d'un enfant, il y aurait eu un élément de valeur pour l'enfant à renoncer à une éducation pour nourrir sa famille. De cette façon, l'histoire montre l'évolution sociale du point de vue de toute une société

De plus, en suivant un ordre traditionnel et un calendrier pour un mouvement social, Ben Jelloun accentue la nécessité d'un changement, l'action, et l'effet du changement social peut être trouvé n'importe où. La fin suggère qu'il a écrit le livre pour exposer l'ignorance de la société au travail des enfants et il pousse le lecteur à réfléchir aux conséquences secondaires, comme le manque d'éducation, qui viennent de travail des enfants. Ce point affirme, aussi, l’idée que l’ignorance est la plus pire chose du monde. Par suite, Ben Jelloun démontre la nécessite pour la société de s’éduquer afin du lutter contre l’ignorance.

La Bibliographie
Ben Jelloun, Tahar. L’école perdue . Gallimard Jeunesse, 2007.

Boucher, Jacques. « Les Mouvements Sociaux : Réflexion à partir des théories de l’action
collective et de la régulation. » Collection Études Théoriques. No ET9003. Cahiers du
Centre de recherche sur les innovations sociales, 1990.

“Four Stages of Social Movements.” Research Starters Academic Topic Overviews. EBSCO
Research Starters. EBSCO Publishing Inc, 2009.

Sommier, Isabelle. « Le renouveau de la critique sociale depuis les années 1990. Entre mythe
et réalité. » Modern and Contemporary France. Vol. 20, No. 2, pp 153-168.
Association for the Study of Modern and Contemporary France, 2012.

This paper analyses the literary techniques used by Tahar Ben Jelloun, renowned French social activist, in his children’s novel L’Ecole Perdue to address the need for social change. The story follows a West African village that is plagued with the decision of whether to send their children to school or to a factory to work. My paper analyses the steps of a social movement, as mirrored by the novel, to prove that a movement against ignorance is needed by our globalized society today.

I found that the steps of a social movement are: the establishment of a need, an identification of the problem, a first man (or woman) of action, the emergence of the cause in society, and the acceptance of change along with global propagation. The story follows these steps to the last line, where Ben Jelloun ends the novel with a famous soccer star wearing shoes fabricated by a young village boy, begging the question, is ignorance the worst thing in the world? It is vital to understand these steps, and the organization of a movement as a whole, in order to understand the effects that social movements have on human rights and the development of societies.

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